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Archive pour la catégorie « 01. Original Soundtracks »

Bugs Bunny On Broadway

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THE WARNER BROS. SYMPHONY ORCHESTRA
Bugs Bunny On Broadway

(Warner Bros. Records / 1991)

On le sait, le pastiche de la musique classique fut l’une des bases de la musique de cartoon. Les thèmes familiers évoqués viennent amplifier l’action qui à son tour les investit, parasitant leurs structures pour le plus grand malheur des puristes. Sans atteindre la dimension avant-gardiste de The Carl Stalling Project, Bugs Bunny On Broadway propose de se pencher sur ce traitement du répertoire classique en proposant des bandes-sons à l’avenant, la plupart entièrement réorchestrées pour l’occasion. Construit justement à la manière d’un spectacle de music-hall, le disque s’ouvre sur le célèbre thème des Merrie Melodies avant d’introduire Bugs Bunny lors d’un discours (au détriment de Daffy Duck). Commence alors une série de traitements plus ou moins respectueux pour Strauss (dont le Beau Danube Bleu est réduit à néant dans High Note ou aimablement moqué dans Corny Concerto), Von Suppe (Baton Bunny) ou Rossini (The Rabbit Of Seville). Le célèbre lapin ne manque pas de faire un retour sur son parcours musical (What’s Up, Doc ?) ou de se livrer à un saccage de l’opéra (Long-Haired Hare). Le disque s’achève sans surprise sur le chef-d’œuvre de Chuck Jones What’s Opera, Doc ?, sublime compression de la tétralogie de Wagner.
Parfait pour initier les amateurs de dessins animés à la musique classique, et vice-versa.



Astérix Au Cinéma

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GÉRARD CALVI, VLADIMIR COSMA & MICHEL COLOMBIER
Astérix Au Cinéma
(Play-Time / 1996)

Malgré une qualité inégale, les dessins animés d’Astérix se sont toujours assuré d’une bande-son en parfaite harmonie avec l’esprit de la bande dessinée de Goscinny et Uderzo. Conçue par Stéphane Lerouge (responsable de la collection Écoutez Le Cinéma !), cette compilation réunit un florilège de titres partagés entre trois compositeurs qui ont su s’approprier chacun à leur manière l’univers du petit gaulois.
Gérard Calvi ouvre le bal avec le célèbre Thème d’Astérix qui met l’accent sur le caractère paillard des gaulois : cuivres ouvertement pompeux, violons dynamiques, xylophone taquin… l’ambiance est installée dès les premières secondes. Le compositeur n’oublie pas l’origine celte des personnages et rend hommage au folklore avec la Danse Des Moustaches. Astérix et Cléopâtre laisse la place à l’exotisme et offre pour seul titre instrumental une Danse Des Pyramides où sur une ligne mélodique claire viennent joyeusement s’entremêler diverses sonorités orientales. La suite est occupée par les chansons parmi les plus cultes du dessin animé français, les indémodables Quand L’appétit Va, Tout va, Le Gâteau Empoisonné et Le Bain de Cléopâtre. Arrivé aux 12 Travaux d’Astérix, Gérard Calvi nous confirme l’étendue de son talent en étoffant son écriture d’éléments pop et jazz. Orchestrations tumultueuses (La Course De Mérinos), ambiances de fête foraine (Crocodiles-Grosses Bouffes), l’homme est à l’aise dans tous les registres. Arrive alors Obélix Samba, sommet de l’album mêlant drôlerie et émotion.
Il est assez regrettable qu’à ce stade du disque, la transition avec les travaux de Vladimir Cosma soit des plus redoutables puisque s’ouvrant sur le très daté Astérix Est Là, interprété par Plastic Bertrand. De son côté, Cosma privilégie la variété des registres avec une plus forte propension à l’émotion, sans pour autant négliger la bonhomie de la série. Entre deux tranches ouvertement pop (La Course De Chars, Astérix Chez Les Bretons) vient s’installer une certaine tension (La Potion Magique, À l’Abordage !), tension qui sera par la suite accentuée par Michel Colombier pour Le Coup Du Menhir.
Faisant appel à un orchestre classique, Colombier joue plus sur le caractère imposant des compositions, introduisant de l’humour par petites touches (Bagarre Gauloise) ou par des dissonances (La Grande Bagarre). La mélancolie est également de mise avec Délire Du Centurion que l’on croirait tout droit échappé des sessions de Wings (1971), le chef-d’œuvre pop du compositeur.
Le disque s’achève en bonus sur une interview de Pierre Tchernia et deux morceaux jazz-pop rares que Gérard Calvi avait écrit pour une émission radiophonique consacrée à Astérix. De quoi combler les amateurs de la série et les mélomanes.

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Batman Theme & 19 Hefti Songs

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NEAL HEFTI – HIS ORCHESTRA & CHORUS
Batman Theme and 19 Hefti Songs
(Razor & Tie / 1997)

Monument de la culture pop, le feuilleton Batman des années 60 ressuscitait l’esprit des serials des années 40 en y ajoutant les codes de la bande dessinée pour un résultat jubilatoire : couleurs criardes, jeu caricatural et scénarios farfelus avaient réussi à faire passer en second plan la musique de Neal Hefti, à l’exception du célèbre thème. Deux disques sortis chez RCA furent consacrés à la bande-son (Batman Theme and 11 Hefti Songs et Hefti in Gotham City) et se retrouvent réunis sur ce CD. Guitares grésillantes, orgues Hammond lunaires et cuivres endiablés se répondent au service de compositions frénétiques et emplies d’humour. Loin d’égaler l’univers visuel du feuilleton dans ses excès, cette BO jazz-rock reste parfaitement claire, emportée dans des mélodies toutes aussi accrocheuses les unes que les autres et une direction orchestrale de haute volée. On en redemande encore.

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