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Archive pour la catégorie « 01. Original Soundtracks »

Vip, Mio Fratello Superuomo

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FRANCO GODI
Vip, Mio Fratello Superuomo
(Cam Original Soundtracks / 2000)

Deuxième long-métrage de Bruno Bozzetto, Vip, Mio Fratello Superuomo n’aurait peut-être pas eu sa résonance pop si les producteurs n’avaient pas décidé d’y adjoindre des chansons. Franco Godi s’est plié à l’exercice pour faire joyeusement voler en éclats sa base easy-listening. Dès l’entame du thème principal (Vip), l’auditeur est assailli par la rythmique et le chant puissant d’Herbert Pagani, auxquels s’ajoutent cuivres et chœurs déballant leurs timbres dans la bonne humeur. Cette frénésie parcourt l’album et vient doper la bossa nova (Mendel), le jazz latino (L’Auto Del Colonnello) ou le funk (Minivip E La Galleria) où se déploient tapis de cymbales, flûtes et orgues Hammond hystériques. Le tout alterne les plages calmes avec la scie musicale de Naufraghi E Isola Relax ou les cuivres langoureux du thème de Lisa décliné en deux versions. Du côté des chansons, Metti Un Tigre Nel Doppio Brodo délivre un jazz fantomatique aux couleurs d’outre-tombe et Adamo Jeppamela nous entraîne dans une exotica accrocheuse avec ses onomatopées de simili-Dingo. On déplorera toutefois l’absence de deux titres : une chanson entendue brièvement dans la jungle ainsi que le numéro musical de Happy Betty. Ce qui ne suffira pas, heureusement, à entamer le charme de cette BO des années 60 sachant mélanger humour et mélancolie avec talent.

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Mad Monster Party

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MAURY LAWS
Mad Monster Party
(2005 / Film Score Monthly)

Film d’animation culte aux Etats-Unis, Mad Monster Party vaut pour sa drôlerie, son univers soigné mais également sa bande-son haute en couleurs. Jouant de la dimension pastiche du jazz-exotica, le compositeur Maury Laws fait résonner cuivres et bongos avec un sens de la démesure d’une incroyable maîtrise. Après une introduction aux accents jamesbondien (The Baron) arrive l’envoûtant générique interprété par Ethel Ennis : orchestrations amples, montées puissantes, le morceau nous happe dès les premières secondes pour ne plus nous lâcher. On navigue alors entre jazz big band (Cocktails, The Bash), rock frénétique à l’orgue Hammond et couinements de Donald Duck (The Mummy) et exotica hypnotique (Jungle Madness). Dans cet univers foisonnant s’intercalent les chansons, toutes aussi réussies les unes que les autres, entre drôlerie (You’re Different, One Step Ahead) et sensualité (Never Was A Love Like Mine). En véritable pendant foldingue de John Barry ou Henry Mancini, Mad Monster Party est un concentré de bonheur à découvrir impérativement.

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You Eediot!

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REN & STIMPY
You Eediot !
(Epic / 1993)

En débarquant sur le petit écran en 1991, The Ren & Stimpy Show avait redonné un nouveau souffle au cartoon par une forte dose d’humour trash et de non-sens absolu. Du point de vue musical, la série se démarquait par un emploi décalé du répertoire classique et du jazz des années 50 tout en mettant en scène pléthore de délires sonores. C’est précisément la somme de ces délires que l’on retrouve sur ce premier album intitulé You Eediot !.
Passé en ouverture le fameux générique de la série avec ses guitares électriques et sa rythmique de bongos, Muddy Mudskipper Theme
livre un joyeux pastiche de la musique de Donald Duck. L’installation de la tonalité générale s’achève avec ce chef-d’œuvre d’absurdité qu’est Happy Happy Joy Joy, dans une version toutefois légèrement en dessous de l’originale de la série. Après un essai de funk blanc (Fire Dogs), les deux personnages nous livrent un numéro de claquettes digne de Broadway autour de leur relation chaotique sur Better Than No One. Le rythme se durcit sur Nose Goblins et ses accents psychobilly avant d’ouvrir les vannes de la folie avec le jazz-funk bien nommé Space Madness jusqu’à culminer à la séance vaudoue dans la dernière partie du disque. Entre les parodies de jazz vaporeux à l’orgue Hammond (Smokin’), de chansons romantiques au piano (Ren’s Pecs) et les fausses publicités (l’incontournable Log Theme), l’auditeur aura eu une bonne mise en jambes avant de se pencher sur la série en question. Ce qui n’empêchera nullement les néophytes de jeter une oreille sur ce disque joyeusement barge, qu’on se le dise !

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