Otonamopée

Posté le 14 juillet 2011

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MAMI CHAN
Otonamopée

(Saravah / 1997)

Complice de Dragibus, la petite maîtresse des pianos-jouets partage avec le groupe kidulte ce goût des mélodies sucrées alliées à une énergie punk de tous les instants. Alors que la belle nous invite dans son univers rose bonbon avec une Petite Valse, voilà qu’on nous propulse aussitôt sur scène autour d’un jazz-rock aux accents zorniens (Dondoko). Puis la fanfare fait son entrée et déploie ses textures sonores sur tous les registres, qu’il s’agisse de Pachinko 67 et ses montées en puissance, d’Obahan et ses percussions en mille-feuilles ou du slow La Lune avec ses orchestrations délicieusement nostalgiques. On croise l’esprit de Nobuo Uematsu sur Oiseu et son étrange mélancolie, on croit entendre les Residents sur Choto Kowai avec ses échos mortuaires et ses synthés dissonants ainsi qu’Érik Satie sur la délicate ballade Hoshi. On se ballade dans une campagne toute en couleurs et collines rondes ; La Vache mugit au violoncelle tandis qu’à la ferme on se livre à une jam session autour d’un ukulélé (Donta, 805). Le Vélo descend en pente raide pour nous emmener dans sa farandole en crescendo. Et pour finir, on se pose et on rêve à travers les rayons du soleil dans les arbres (Sakana) avant de s’endormir sur une chanson au coin du feu avec Inu. Sous ses aspects légers, ce premier album nous prouve sa variété et surtout une dimension bien moins naïve qu’on pourrait le croire. En entremêlant des atmosphères que l’on penserait incompatibles, Mami Chan réalise un véritable bijou d’inventivité ludique.

Morceaux MP3 sur saravah.fr

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