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Archive pour avril 2010

PSI — Paysage Spacial Imaginaire

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LES BOUCLES ÉTRANGES
PSI – Paysage Spacial Imaginaire

(Electro Lab Factory / 2002)

La Machine est enclenchée… soufflerie électrique en marche, basses profondes annonçant début du voyage… scaphandre enclenché, pulsations, montée en puissance… entrée dans le PSI chez Yliketo… Alerte Générale Numero Uno ! Paramètres déréglés, surchauffe… formation d’un tourbillon de type Heliko… ondes cérébrales en mode Comah… réveil dans bas-fonds industriels, turbine en plein régime… navigation chaotique dans mers électroniques… propulsion aux firmaments de Clark Ozone… plongée au plus profond de la Machine… noyau au bord de l’explosion, déréglages… errance parmi les ondes électriques dans le cyberespace. La musique est la voie…

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Cartoon Songs From Merrie Melodies & Looney Tunes

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“THAT’S ALL FOLKS !”
Cartoon Songs From Merrie Melodies & Looney Tunes
(Rhino / 2001)

L’avantage des grands studios en matière de composition pour les cartoons était de disposer d’un impressionnant catalogue musical dans lequel chacun pouvait piocher à tout va. Chansons populaires, jazz swing, classique… autant de motifs musicaux devenus indissociables de certaines images que d’un véritable portrait des années 40, période de l’Âge d’Or du cartoon américain. Cette double compilation arrive à point nommé pour nous rappeler toute l’énergie du genre en livrant des bandes-son de cartoon (bruitages et dialogues compris) entièrement axées sur la musique. Le tout alterné de medleys thématiques où l’on passe d’un morceau à l’autre non-stop comme on passe d’une station de radio à une autre.
Le premier CD s’ouvre sur Book Revue
, chef-d’œuvre de Robert Clampett dans lequel Daffy Duck nous offre une prestation d’anthologie. Mel Blanc démontre l’étendue de son talent avec Bugs Bunny’s Greatest Hits, résumé de 11 minutes des chansons du célèbre lapin. Elmer tente de faire taire Sylvestre poussant la chansonnette dans l’hilarant Back Alley Oproar. Swingin’ Singers nous plonge dans le jazz de Harlem avant de déboucher sur une joute de crooners entre Frank Sinatra et Bing Crosby autour de poules en pâmoison. La sélection se clôt sur Katnip Kollege pour une leçon d’histoire tout en swing.
Sur le second disque, l’inévitable What’s Opera, Doc ?
est de la partie. L’hystérie est complète sur Daffy and Porky : The Oddest Couple où Mel Blanc pousse son phrasé dans ses derniers retranchements. Looney ‘Toon Interludes et Musical Moments offrent un pur condensé de l’atmosphère des innombrables dessins animés de la Warner où les extraits s’enchaînent à une cadence infernale. Three Little Bops conclut ce voyage avec une version jazzy des Trois Petits Cochons.
Certes, cette compilation ne peut prétendre à l’exhaustivité et les absences se font cruellement sentir telle celle de Coal Black And The Sebben Dwarfs
, l’autre grand film de Clampett dont la bande-son survoltée aurait pleinement trouvé sa place ici. Mais le programme est suffisamment riche pour que l’on s’y attarde plus d’une fois, d’autant plus qu’il s’agit d’un bel objet au packaging cartonné, doublé d’un livret de 100 pages autour des caractéristiques de la musique de cartoon. Une référence du genre !

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Shelf-Life

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BEDROCK
Shelf-Life

(Winter & Winter / 2005)

Adepte de relectures jazz des musiciens classiques (Mahler, Mozart…), Uri Caine pratique également l’électro avec son trio Bedrock. Pour ce second opus, le groupe s’est véritablement lâché et livre un album à la croisée du jazz, de la drum’n’bass et du funk. Après un SteakJacket nous propulsant droit dans une atmosphère urbaine, le disque part déjà en vrille avec Defenestration, vraie-fausse musique de cirque aux synthés kitsch à souhait. Commence alors une longue virée en ville avec son traitement blaxploitation (Blakey, Watch Out !), son folklore (l’irrésistible Shish Kabab Franklin) et ses bas-fonds lugubres (Murray). Sur une base claviers-batterie-basse, le groupe nourrit son univers en invitant échos de trompette et bruits électroniques fourmillants. Les registres se déclinent de manière fluide, passant sans accrocs du cinématographique à l’humoristique (Strom’s Theremin), du sombre au nonchalant  avant de s’achever sur de la soul (le chaleureux Sweat). Une véritable surprise dans ce label si stylé qu’est Winter & Winter.

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