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Archive pour février 2010

The Happy Electropop Music Machine!

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JEAN-JACQUES PERREY & DANA COUNTRYMAN
The Happy Electropop Music Machine !
(Oglio Records / 2006)

Après les bricolages sonores d’Eclektronics, c’est désormais avec son camarade Dana Countryman que Perrey poursuit ses vignettes space-pop dans un opus ouvertement plus conventionnel. Les ritournelles acidulées des années Vanguard sont désormais bien loin, les aspérités sont gommées et les sonorités plus rondes. Ici, le compositeur ramène son propos à l’essentiel : faire sourire et danser. Twist, samba, tango… Perrey continue d’exploiter les genres, les désosse et en fait ressortir tout l’aspect festif avec ses synthés colorés. Coutumier de l’exercice de la reprise, il s’attaque désormais au patrimoine populaire américain allant jusqu’à parodier The Stars And Stripes Forever. Si l’ensemble est soigné, il ne surprend pas et se contente de remplir sa tâche de musique joyeuse avec savoir-faire.
On dégagera toutefois Edith Von Aachenburg, hommage touchant à Édith Piaf ainsi que Troll’s Story, bande-son disneyenne en plusieurs parties destinée à une histoire publiée sur le site du compositeur (retirée depuis, hélas !).

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Play List

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LE TONE
Play List
(Naïve / 2003)

Si le premier opus de Le Tone nous avait bien amusé, on ne pourra hélas pas en dire autant de ce Play List. Avec ce disque, le bonhomme a bien l’intention de nous prouver qu’il n’est pas qu’un musicien rigolo et s’aventure sur les terrains de la pop et du R’n’B. Place donc aux ambiances sombres, synthétiques et groovy. Malheureusement, le résultat est loin d’être convaincant : non seulement l’auteur semble être partagé dans ses aspirations, de telle sorte qu’on ne sait plus sur quel pied danser, mais – comble de l’ironie – certains morceaux semblent avoir été conçus dans le même moule (à commencer par les inécoutables chansons My World et Smoke Wh(o)at ?).
Pourtant, le disque démarrait bien avec la ballade cristalline A Moscou, accompagnée de la voix de Joli Dragon. Mais l’arrivée du single Soundz Of Life, chanson R’n’B agréable sans être transcendante, annonce la construction schizophrénique de l’ensemble. Puis Le Tone se rattrape avec l’étrange Nostalgie De l’Avant-Garde dans lequel la voix d’une cantatrice se perd dans un écrin electronica digne d’Émilie Simon. La belle vient d’ailleurs pousser la chansonnette sur un Slow #1 que rien ne distingue d’une autre de ses chansons. Les instrumentaux Boîte et Lanterne se laissent écouter sans franchement offrir de surprises avec ses rythmiques poussées et parcourues de quelques sonorités douces. En fait Le Tone n’est jamais aussi bon que lorsqu’il nous offre des plages mélodiques et rêveuses, comme avec Why ? (que l’on pouvait déjà entendre sur la compilation Electrokids) qui conclut ce disque où le bon s’alterne avec le moyen et le très mauvais. Un album qui ne restera pas dans les annales.

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Lambs Anger

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MR. OIZO
Lambs Anger
(Ed Bangers Records / 2008)

Ayant rejoint l’écurie Ed Bangers, Mr. Oizo semble avoir choisi de hurler avec le groove sombre et puissant de ses collègues Justice, Uffie et consorts. D’un autre côté, il était difficile d’aller plus loin que le dadaïste Moustache (Half A Scissor) au risque de sombrer dans le pur concept dénué de toute séduction. C’est donc un Oizo plus accessible qui se dessine sur ce Lambs Anger mais qui n’a pas son pareil pour pervertir les schémas de l’électro actuelle à grands renforts de relifting radicaux des années 90 (Two Takes It, Gay Dentists). Déploiement de gimmicks disco et de faux-départs incessants (Bruce Willis Is Dead), ce troisième album constitue une somme des délires du compositeur. Cendres de la French Touch (Jo), interlude hitchcockien (Rank), Lambs Anger repousse toute idée de structure stable et offre un brûlot dancefloor délicieusement surréaliste (on s’en serait douté avec la pochette en clin d’œil au film Un Chien Andalou). Attention aux effets secondaires !

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