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Archive pour janvier 2010

Good Moog

Good Moog dans 04. Jean-Jacques Perrey k71011a7vwp

JEAN-JACQUES PERREY
Good Moog : Astral Animations & Komputer Kartoons

(Kosinus Records / 1998)

Si la majorité des travaux de Perrey se trouve en vinyle, on peut trouver une trace de ses collaborations avec Harry Breuer et Gilbert Sigrist sur cette compilation orchestrée par Kosinus. Sachant que ce label français est spécialisé dans l’illustration sonore pour les professionnels de l’audiovisuel, n’attendez pas de ce disque un quelconque agencement des morceaux. Ici, les 40 plages s’enchaînent sans lien ni chronologie, remplissant leur rôle explicité dans l’intitulé même du disque. Bizarrement, cette absence de structure fait que la musique de Perrey semble sonner beaucoup plus kitsch et tient difficilement sur la longueur du haut de ses 73 minutes roboratives. Le programme trop chargé empêche ainsi de détacher du lot certains titres et l’on se contente de voir défiler les fantaisies électro du compositeur : classique, menuet, rockabilly, blues, country, valse musette, musique de cirque…
Perrey passe la musique de genre au crible et exalte le caractère lunaire du synthétiseur Moog pour des vignettes qui dépassent rarement les 2 minutes 30. À écouter avec modération.

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Drum Major!

Drum Major! dans 02. Cartoons sonores R-412032-1279728337.jpeg

RUBIN STEINER
Drum Major !
(Platinum Records / 2004)

Connu pour ses expérimentations électro-jazz, Frédéric Landier commence à s’énerver sur ce troisième opus bigarré. La lounge music décalée des débuts laisse place ici à une fanfare où les scratches hip-hop et les samplers se mêleraient aux cuivres, guitares et grosses caisses. Il en résulte un joyeux mélange d’influences lo-tech et de verve rendant chaque morceau totalement imprévisible. Schlaffenwagonnet se présente sous la forme d’un track hip-hop dégénérant peu à peu en drum’n’bass, suivi de Murderation, imparable trip-hop cinématographique. Le compositeur nous donne sa version du R’n’B avec le desséché Ten Drummers Back, de la BO de blaxploitation avec An Introduction To Sweet Music et de la ballade amoureuse avec l’hispanisante Que Bonita Es La Vida. Cuivres fatigués, violons poussiéreux, piano bastringue, la folie règne joyeusement sur ce disque, livrant accalmies pop (My Own Style) et big beat tempétueux (le très explicite Put Your Horn In Your Ass And Pull Off). Un concentré d’humour musical hautement recommandable.

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Moustache (Half A Scissor)

Moustache (Half A Scissor) dans 02. Cartoons sonores 515TWmfEXDL

MR. OIZO
Moustache (Half A Scissor)
(F Communications / 2005)

Après avoir passablement ébranlé la musique électronique avec l’orageux Analog Worms Attack, Mr. Oizo livre ici son deuxième opus qui explose littéralement les codes du genre, et par là même le format album. S’ouvrant sur une plage sans titre puis sur un morceau intitulé The End, le disque prend à bras le corps nos attentes, massacre structures et rythmiques, bref tout ce à quoi nous pourrions nous raccrocher. Les morceaux s’enchaînent d’un bloc, vifs, crasseux et spasmodiques, comme en proie à un délire hallucinatoire. “This is computer music. Shoot or die.“ ne cesse de nous rappeler une voix robotique. Véritable manifeste dadaïste, cet opus livre déflagrations sonores (1$44, chef-d’œuvre de monstruosité), autoroutes oppressantes (Stunt, co-écrit avec Sébastien Tellier), dance music schizophrénique (Square Surf) et disco pervers (Latex, Berleef). Massif, bruyant, jouissif, insupportable… Moustache (Half A Scissor) figure parmi les disques les plus audacieux que l’électro ait connu.

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