Vip, Mio Fratello Superuomo

Posté le Samedi 31 décembre 2011

Vip, Mio Fratello Superuomo dans 01. Original Soundtracks vipmiofratellosuperuomo

FRANCO GODI
Vip, Mio Fratello Superuomo
(Cam Original Soundtracks / 2000)

Deuxième long-métrage de Bruno Bozzetto, Vip, Mio Fratello Superuomo n’aurait peut-être pas eu sa résonance pop si les producteurs n’avaient pas décidé d’y adjoindre des chansons. Franco Godi s’est plié à l’exercice pour faire joyeusement voler en éclats sa base easy-listening. Dès l’entame du thème principal (Vip), l’auditeur est assailli par la rythmique et le chant puissant d’Herbert Pagani, auxquels s’ajoutent cuivres et chœurs déballant leurs timbres dans la bonne humeur. Cette frénésie parcourt l’album et vient doper la bossa nova (Mendel), le jazz latino (L’Auto Del Colonnello) ou le funk (Minivip E La Galleria) où se déploient tapis de cymbales, flûtes et orgues Hammond hystériques. Le tout alterne les plages calmes avec la scie musicale de Naufraghi E Isola Relax ou les cuivres langoureux du thème de Lisa décliné en deux versions. Du côté des chansons, Metti Un Tigre Nel Doppio Brodo délivre un jazz fantomatique aux couleurs d’outre-tombe et Adamo Jeppamela nous entraîne dans une exotica accrocheuse avec ses onomatopées de simili-Dingo. On déplorera toutefois l’absence de deux titres : une chanson entendue brièvement dans la jungle ainsi que le numéro musical de Happy Betty. Ce qui ne suffira pas, heureusement, à entamer le charme de cette BO des années 60 sachant mélanger humour et mélancolie avec talent.

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cartoonsonore @ 16:07
Enregistré dans 01. Original Soundtracks
Groucho Running

Posté le Samedi 30 juillet 2011

Groucho Running dans 02. Cartoons sonores candiehankgrouchorunnin

CANDIE HANK
Groucho Running

(Sonig / 2006)

Figure iconoclaste de la scène électro allemande, producteur des Puppetmastaz… Patric Catani n’est jamais à court d’humour et l’affirme haut et fort sur son projet Candie Hank. Le titre et la pochette de l’album en témoignent : le tout sera placé sous le signe du cirque. La troupe effectue un premier tour de piste sur la fanfare futuriste Invitation To Dance. Fort de cette intro musclée, le disque enchaîne sur de la booty bass radicale (We Are Go Die Tonite). Puis les artistes défilent : Charlie Chaplin semble semer Le Désastre derrière lui sur de l’électro analogique, l’inspecteur Gadget tente de passer incognito sur Schurkenlounge, tandis que le dancefloor bouge au rythme d’onomatopées et de hurlements sur Disko Der Aussätzigen. Le cirque bascule dans une atmosphère de polar avec Groucho Won’t Die, voire dans une forêt sinistre avec le gothique Sundown. Tout autour, la frénésie vient relancer le public en convoquant cartoon music (Booty Bank), drill’n’bass (Kids Stay United), garage rock (To Russia With Love, que l’on croirait composé par Messer Chups) et jazz hyper-compressé (l’explicite Psychodixie). La surexcitation ambiante offre son bouquet final avec Cortison Zwo (Endless Medley) dont la rythmique d’usine vient soutenir les multiples couleurs du synthé. Chaînon manquant entre le cirque, l’électro dure et les sons de jeux vidéo rétro, Groucho Running constitue un programme généreux, provocant et d’un humour communicatif. À quand la suite ?

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cartoonsonore @ 16:11
Enregistré dans 02. Cartoons sonores
Otonamopée

Posté le Jeudi 14 juillet 2011

Otonamopée dans 02. Cartoons sonores mamichanotonamopee

MAMI CHAN
Otonamopée

(Saravah / 1997)

Complice de Dragibus, la petite maîtresse des pianos-jouets partage avec le groupe kidulte ce goût des mélodies sucrées alliées à une énergie punk de tous les instants. Alors que la belle nous invite dans son univers rose bonbon avec une Petite Valse, voilà qu’on nous propulse aussitôt sur scène autour d’un jazz-rock aux accents zorniens (Dondoko). Puis la fanfare fait son entrée et déploie ses textures sonores sur tous les registres, qu’il s’agisse de Pachinko 67 et ses montées en puissance, d’Obahan et ses percussions en mille-feuilles ou du slow La Lune avec ses orchestrations délicieusement nostalgiques. On croise l’esprit de Nobuo Uematsu sur Oiseu et son étrange mélancolie, on croit entendre les Residents sur Choto Kowai avec ses échos mortuaires et ses synthés dissonants ainsi qu’Érik Satie sur la délicate ballade Hoshi. On se ballade dans une campagne toute en couleurs et collines rondes ; La Vache mugit au violoncelle tandis qu’à la ferme on se livre à une jam session autour d’un ukulélé (Donta, 805). Le Vélo descend en pente raide pour nous emmener dans sa farandole en crescendo. Et pour finir, on se pose et on rêve à travers les rayons du soleil dans les arbres (Sakana) avant de s’endormir sur une chanson au coin du feu avec Inu. Sous ses aspects légers, ce premier album nous prouve sa variété et surtout une dimension bien moins naïve qu’on pourrait le croire. En entremêlant des atmosphères que l’on penserait incompatibles, Mami Chan réalise un véritable bijou d’inventivité ludique.

Morceaux MP3 sur saravah.fr

cartoonsonore @ 7:56
Enregistré dans 02. Cartoons sonores
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